La vraie histoire du diable |
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Au cœur du village de Bessans, le diable lui-même accueille les visiteurs. Un diable nanti de quatre cornes depuis un accident, selon les légendes narrées par Georges Personnaz, le chapoteur.
Ecouter Georges Personnaz
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Un démon griffu déploie ses ailes de chauve-souris sur les fresques de la chapelle Saint-Antoine à Bessans depuis le XVe siècle. La légende contemporaine a fait un détour par la « légende dorée » de Bernard de Menthon, archidiacre d’Aoste en 966. La chronique médiévale affirme que le religieux a capturé le « démon » en personne, au Mont-Joux, grâce à son étole miraculeusement changée en chaîne.
En version profane, les « démons » étaient en réalité des hommes, gardiens du col au service d’un seigneur féodal. Accusés de brigandage et de « superstition » païenne, ils ont été délogés par le futur saint, sans doute aidé de paroissiens musclés.
Au XVIIIe siècle, sous le ciseau d’un sculpteur bessanais, saint Bernard se changera en diacre débonnaire tenant en laisse un diable étranglé par l’étoile fameuse. C’est sur cette base iconographique que le diable prendra sa revanche en 1857, selon une nouvelle tradition entretenue désormais par Georges Personnaz et son fils, à l’enseigne du « Chapoteur ». A noter, le diable emporte aussi des paroissiennes...